Association des Amis des Forêts
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   La forêt de Fausses-Reposes se présente



10 janvier 2017, par Pierre Desnos

L’approche "gestion forestière"

Cette ancienne forêt royale couvre à la fin du XXe siècle une superficie de 631 hectares. Il est sise sur les départements des Yvelines pour 255 ha et des Hauts-de-Seine pour 380 ha, en augmentation de 7 hectares depuis 1989.

Ce massif a été classé en forêt de protection par décret du 23 août 2007.

Elle accueille majoritairement une chênaie sessiliflore recouverte de chênes à 38 % et de châtaigniers à 47%. Elle a été traitée en taillis sous futaie jusqu’au début des années 1960, puis sa régénération s’est progressivement convertie à la futaie régulière ou irrégulière, éventuellement sur souche pour le châtaignier.

En 2011, elle présentait une jeune futaie sur 100 hectares, du taillis sous futaie (TSF) riche en chêne sur 169 hectares, du taillis sous futaie riche en châtaignier sur 286 hectares et 47 hectares de trouées majoritairement générées par les tempêtes (dont celle de 1999). Elle se distingue par trop de réserves en chênes de gros diamètre, des châtaigniers vieillissant qui nuisent à la diversité des peuplements et qui tendent à uniformisation des peuplements. L’objectif de son aménagement mené par l’Office National des Forêts est de parvenir à une gestion en futaie régulière par bouquets ou par parquets (forêt aménagée par arrêté du 15/2/2011 (2005-2024)). Le rajeunissement se fait majoritairement par régénération naturelle, au besoin par plantation, mais aussi occasionnellement par recépage de certains taillis appauvris.

Les objectifs sont de réduire le châtaignier au profit du chêne, de maintenir un âge d’exploitabilité plus élevé qu’habituellement sans remettre en cause un nécessaire renouvellement : 115 ha sur 20 ans, y compris les bouquets paysagers, soit 86 ha à régénérer strictement. Des mesures de protection paysagère sont prises à chaque fois que nécessaire.

L’approche "fonction sociale et écologique"

Cette forêt périurbaine a vocation d’accueillir le public, de protéger les paysages et de dynamiser les milieux et leur potentiel biologique. Elle est constituée d’une seule série forestière sur laquelle sont aménagés quatre parcs forestiers et de nombreux sites d’accueil sur une superficie totale de 38 hectares. Elle comprend par ailleurs des sites d’intérêts écologiques (mares, milieux secs et acides) sur 27 hectares.

Pour accueillir le public, ce massif forestier dispose de 12 km de routes dont 4 revêtues, 55 km de chemins naturels, 120 barrières, 5 km pistes cyclables, 25 km de pistes cavalières, 8 km de chemins de grande randonnée (GR) et 10 parkings.

Des études biologiques y sont régulièrement entreprises avec l’appui des collectivités (visite par le comité écologique des Yvelines). Des îlots de vieillissement sont prévus et en cours de validation et les bois morts y sont préservés sous réserve de la sécurité publique.Cette forêt est non chassée, seuls quelques prélèvements de chevreuils (4) se font directement pour limiter une dynamique d’expansion. Les sangliers n’y sont pas encore signalés. Elle n’a pas fait l’objet d’un inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) ou de Natura 2000.

L’approche "exploitation sylvicole"

Les documents concernant l’exploitation sylvicole (volumes de bois vendus, données économiques) n’ont pas été rendus publics.

En 2011, seul le département des Yvelines 78 apportait son appui pour les travaux d’accueil. Depuis 2008, le département des Hauts de Seine (92) n’apporte plus aucune contribution à l’aménagement de la forêt pour l’accueil du public. Notre Association dénonce cette position « scandaleuse » de la part du département le plus riche et l’un des plus urbanisés de France ; la forêt de Fausses-Reposes étant à environ 60 % sur ce département, elle en constitue son véritable poumon.
Economiquement, cette forêt est déficitaire pour l’O.N.F. en raison des travaux d’entretien pour l’accueil du public qui représentent trois fois les travaux strictement forestiers. L’absence de subvention du département des Hauts-de-Seine, qui n’assume pas sa part économique dans la fonction sociale du massif forestier, est problématique car cette carence déséquilibre la gestion de ce massif et empêche une évolution "urbaine" des pratiques forestières.

Document établi par Pierre Desnos, président de l’AAFVFR, en coopération avec l’O.N.F.